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Ma mission

Quand je rencontre une personne qui me demande ce que je fais dans la vie, en général je réponds :

Ma mission, c’est de convaincre les personnes qui ne sont pas encore convaincues que nous (les humains) vivons une transition sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Et que cette transition peut être une bonne nouvelle si nous la comprenons.

Ma mission, c’est aussi de trouver et partager les outils pour surfer sur le tsunami des changements que nous traversons et allons continuer à traverser, et laisser un monde meilleur à nos enfants.

Je reconnais aisément que c’est un peu ambitieux… voire prétentieux !

Et la plupart du temps mes interlocuteurs ne manquent pas de me rappeler que non seulement c’est ambitieux mais aussi sans intérêt !

C’était déjà comme ça avant !

Ainsi, une des objections que j’entends le plus c’est :

Tu crois que cette époque est exceptionnelle, que nous vivons une transition incroyable parce que c’est TON époque. Il y a 100 ans, 1000 ans ou 10000 ans, les humains devaient aussi penser qu’ils vivaient une époque incroyable !

Des objections qui prennent différentes formes mais que l’on peut résumer par : c’était déjà comme ça avant !

Si une personne vous dit ça, je vous invite à lui dire qu’il ou elle a raison ! Car bien sûr, nos ancêtres ont vécu des transitions, des crises, des guerres, des migrations choisies ou forcées, et des pandémies !

La différence avec notre transition tient en deux mots : l’échelle et la vitesse.

Aucune transition n’a touché autant de personnes en si peu temps !

L’échelle et la vitesse

L’évolution de la lithosphère (le minéral) se compte en milliard d’années. L’évolution de la biosphère (le vivant) se compte en millions d’années. L’évolution de la noosphère (l’information) se compte en nano secondes !

 

Au niveau même de l’histoire humaine, il a fallu des milliers d’années à l’Homme pour passer de l’ère Chasse-Cueillette à l’ère Agriculture-Élevage, puis des cenaines d’années pour passer à l’ère Industrie-Commerce.

Et aucune de ces transitions n’a touché tout le monde, partout au même moment. Elles se sont étalées à la fois dans le temps et dans l’espace.

La transition que nous vivons, la transition vers l’ère Création-Communication, l’ère de la connaissance, du savoir (et, je l’espère, un jour de la sagesse…) se produit sur quelques décennies seulement.

Et elle touche presque tout le monde en même temps !

Une seule génération

Les révolutions technologiques, sociales, économiques actuelles se déroulent pour la plupart aujourd’hui sur une seule génération.

L’être humain et les cultures n’ont plus le temps de s’adapter en douceur. Par exemple, nos grands-parents naissaient, travaillaient et mourraient proche du même lieu géographique alors que la probabilité de naître, travailler et mourir au même endroit est aujourd’hui presque nulle pour la plupart d’entre nous !

De même, les 1000 mots du langage commun que nos parents apprenaient étaient, à quelques exceptions près, les même 1000 mots qu’ils utilisaient à la fin de leur vie. Les 1000 mots que vous utilisez le plus communément sont déjà bien loin de ceux que vous avez appris plus jeune. Il n’y a pas si longtemps, vous ne téléchargiez, chattiez, twittiez ou ne pod-castiez, ne postiez, ne Zoomer pas beaucoup, n’envoyiez pas beaucoup de mails non plus…

Il y a 30 ans, j’utilisais le premier téléphone portable. Il avait la taille d’une petite valise …

 

 

Depuis 2014, il y a plus de téléphones portables sur terre que d’êtres humains (vous faussez un peu les statistiques si vous en avez deux… mais cela ne change pas les ordres de grandeur).

Il y a 40 ou 50 ans Internet n’existait pas. Aujourd’hui, plus de la moitié des êtres humains sont connecté à internet.

 

Carte des objets connectés

Aucune révolution technologique n’a touché autant d’êtres humains en si peu de temps !

Le monde des humains s’accélère.

Et je voudrais rajouter un exemple plus récent.

La grippette

En 2020, je rentre de Thaïlande en France le 16 mars… la veille du confinement. Juste le temps de rejoindre ma maison résiliente et ma petite famille composée en Ardèche.

Beaucoup de mes amis, de mes clients et des journalistes que j’ai rencontrés par le passé se souviennent alors que je travaille sur la gestion de l’incertitude et les crises depuis plus de 20 ans. Et ils me demandent tous mes conseils.

Mes réponses sont dans cet article : Coronavirus, quelle crise ?

Beaucoup de mes interlocuteurs me demandent aussi : tu ne crois pas que tout cela n’est qu’une petite “grippette”. Et beaucoup font la comparaison avec la grippe espagnole ou même à des pandémies plus anciennes encore plus meurtrières.

 

 

Je ne pouvais évidemment pas me prononcer sur la gravité de la nouvelle maladie. Contrairement à beaucoup de personnes à l’époque, je ne m’étais pas auto-diplômé épidémiologiste après la lecture de 3 posts Facebook et le visionnage de 2 vidéos YouTube…

En revanche, il était déjà évident pour moi que les conséquences étaient déjà bien au-delà d’une simple grippette.

Un confinement mondial

Fin mars, il y avait quelques centaines de milliers de morts attribués au COVID (on parlait alors plutôt de coronavirus), peut-être plus dans la réalité.

Fin avril, quelques semaines plus tard à peine, plus de la moitié de la population humaine était sous une forme de confinement.

C’est un parfait exemple de l’effet papillon ou de l’auto-amplification décrite dans les théories du chaos.

De mémoire d’êtres humains aucun évènement n’a affecté autant d’êtres humains en si peu de temps (il serait intéressant d’avoir l’avis des dinosaures…)

A ces éléments, beaucoup de personnes encore aujourd’hui me répondent : c’est la faute des médias, c’est la faute des réseaux sociaux, c’est la faute de l’évolution de notre rapport à la mort, etc.

C’est peut-être exact… et c’est passer en partie à côté d’un phénomène incroyable : en quelques semaines, la vie quotidienne de plusieurs milliards d’êtres humains a été impactée de manière très significative.

Plus de 4 milliards de personnes ont vu leur vie quotidienne, professionnelle et familiale radicalement changée en quelques semaines !

A ma connaissance, aucun évènement de cette ampleur ne s’était produit par le passé (vos idées ou commentaires sont les bienvenus).

 

 

Même les précédentes guerres mondiales… n’étaient en fait pas vraiment mondiales.

Je le répète : aucun évènement n’a affecté autant d’êtres humains en si peu de temps

Alors oui, je crois que l’on peut affirmer que nous vivons une transition, ou plutôt des transitions, à une échelle et une vitesse jamais observée dans l’histoire de l’humanité.

Parce que nous n’avons jamais été aussi nombreux sur terre, parce que nous n’avons jamais été autant connectés les uns aux autres et parce qu’un certain nombre de phénomènes s’accélèrent, nous vivons une transition sans précédent.

La friction entre le lent et l’accéléré

On doit même rajouter à ces accélérations, l’incroyable friction entre des choses qui évoluent très vite et des choses qui ne peuvent pas évoluer très vite :

  • Il faut toujours à peu près 9 mois pour faire un enfant
  • Il faut toujours entre 15 et 25 ans pour faire un adulte
  • Il faut toujours une saison pour faire pousser certains fruits et légumes
  • Même si nous arrêtons immédiatement et complètement nos émissions de CO2, il faudra des milliers d’années pour dissiper le CO2 produit au cours de ces 300 dernières années

Un monde plus chaotique

Cela entraine une plus grande incertitude et un monde encore plus chaotique. Ainsi, les théories du chaos nous indiquent que nous sommes probablement à la veille d’un incroyable effondrement… ou d’une incroyable émergence.

Une transition sans précédent

Alors oui, je crois vraiment, et j’ai des faits pour le prouver : la transition que nous vivons est sans précédent dans l’histoire de l’humanité, par son échelle et sa vitesse !

Aucune transition n’a touché autant d’êtres humains en si peu de temps.

Et cette transition est pleine de risques, d’effondrement potentiels. Elle est aussi pleine d’opportunités, d’émergences possibles.

C’est le temps des collapsologues… ou des émergeologues !

Alors, on fait quoi ?

Comme indiqué précédemement, ma mission, c’est de convaincre les personnes qui ne sont pas encore convaincues, que nous vivons une transition sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

J’espère que vous pourrez maintenant m’aider dans cette mission en vous rappelant : c’est l’échelle et la vitesse de cette transition qui changent tout.

Et ma mission, c’est aussi de trouver et partager les outils pour surfer sur le tsunami des changements que nous traversons et allons traverser afin de laisser un monde meilleur à nos enfants.

Alors, dans ces articles, je montre les outils. Ou comment on peut prospérer dans ce monde plus incertain, être plus résilient et même profiter des crises grace aux trois cadeaux du chaos :

Ainsi, découvrez comment rejoindre la tribu des émergeologues 🙂

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6 comments

  • SIDHOUM KAMEL 02/06/2022   Reply →

    Effectivement nous croyons que nous vivons des événements sans précédent. Chaque génération pense que « c’était mieux avant». Mais les. Problèmes d’hier sont les problèmes d’aujourd’hui. Bien sûr ce qui a changé c’est l’échelle et la vitesse. Les problèmes de pandémie, de catastrophe, de guerre, d’inflation, de chômage.. Et j’en passe sont toujours là. Et resteront à jamais. Sauf que nous les humains pour amortir les chocs devrions copier la nature dans tout ce qu’elle fait de bon: le biomimetisme. La seule richesse aujourd’hui ce n’est pas le petrole et le gaz mais le savoir. Les plus riches de ce monde ne sont pas ceux qui possèdent les puits de pétrole et de gaz mais ceux qui créent et innovent…

  • Frank 07/06/2022   Reply →

    bonjour Bruno,
    Il y a eu quand même la “grande peste” au XIVeme siecle, environ 30 à 50% de la population de l’Europe a été décimée en quelques années.
    Et puis il y a eu bien d’autres bouleversements peut-être de moins grande ampleur géographique, mais plus important symboliquement.
    Une pandémie en soi n’est pas une révolution, c’est un phénomène naturel amplifié par notre mode de vie moderne.
    Ce qui est plus subtil à comprendre , c’est l’idée même de “modernité”. Un mot sur lequel tout le monde a l’air de s’entendre, sans qu’il soit redéfini pour clarifier les choses. En réalité, chacun a son idée personnelle, c’est un mot piégé, comme beaucoup d’autres.

    Une pandémie peut être un déclencheur, ou un avertisseur, mais de quoi?
    J’ai une idée sur la question. Mon avis est que rien, absolument rien n’a changé pour une chose, qui est la plus importante: l’âme humaine, avec ses penchants les plus hauts ou les plus bas.
    La vraie lutte, les vrais progrès sont là, si il y en a, ce dont je doute à l’échelle de l’espèce. Le reste, c’est de l’épiphénomène.

    Amicalement.

  • brunomarion 07/06/2022   Reply →

    Merci beaucoup Frank !

    A ma connaissance, la “grande peste” est un bon exemple de mon propos : aussi effroyable et mortelle soit elle, elle n’a pas changé de manière significative la vie quotidienne de la moitié de la population mondiale en quelques semaines.

    Je rajouterai même qu’à l’époque les victimes et survivants n’avaient pas conscience de l’ampleur de l’évènement dont l’horreur n’est apparue que bien plus tard…

    Pour le meilleur et pour le pire, il n’avait pas Facebook ou Twitter à leur disposition…

    Pour ce qui est de l’évolution de l’âme humaine… Vaste sujet 🙂

    Je crois personnellement qu’elle évolue… parfois un peu trop lentement à mon goût. Et cela s’applique à la mienne. LOL

    Encore merci !

  • Frank Basille 16/06/2022   Reply →

    Cher Bruno,
    L’ampleur d’un phénomène dépend de la perception que l’on en a, et de la notion de “monde” qui nous est accessible.
    Avec Twitter ou Face Book, mais même déjà un peu avant, “le monde” accessible est virtuellement devenu la planète pour un très grand nombre de gens, mais pas tous encore, loin de là, il suffit de regarder la carte des objets connectés que tu montres, et dont les zones de très forte concentration révèlent d’autres aspects.
    Au XIVeme siècle par exemple, pour revenir sur la grande peste, que représente “le monde”? Si un habitant lambda d’une ville voit sa population diminuée de moitié, le monde qui est le sien s’écroule devant lui, et la société doit se recomposer de façon différente. Il ne connaît pas d’autre monde, et c’est ce qui compte pour lui. C’est ce genre d’évènement qui modifie les relations sociales, les perceptions de la vie et des rapports entre les gens.
    Mais au fond, même si une pandémie touche toute la planète, je ne suis pas sûr que ce soit toujours ce genre d’évènement qui change radicalement la perception de la réalité.
    Par contre, je reviens sur mon dada, la notion de “modernité” est un réel bouleversement qu’il est très difficile de quantifier, de dater de façon précise, et pour lequel il y a de nombreuses explications à son origine.
    Il y a tellement de mots qui lui sont liés, avec tellement de charge positive, qu’on ne s’en rend même plus compte (le progrès, les Lumières, la Renaissance, La Science, etc …).
    A l’inverse, tout ce qui n’est pas “moderne” est connoté d’idées négatives, je pense par exemple au mot “primitif”.
    Tout un ensemble de lieux communs qui s’échangent comme des affaires entendues, comprises, évidentes… mais qui ne le sont pas du tout.
    Pour moi, tant qu’on n’a pas une idée très claire sur cette notion de “modernité”, on ne peut pas bien comprendre l’Histoire. Peut-être même que la notion d’Histoire est liée à celle de modernité!
    L’idée que ce sont les humains qui font l’Histoire avec leurs Rois, leurs guerres, leurs Empires, leurs décadences… est typiquement “moderne”.
    Et c’est encore pire avec la “post-modernité”, qui peut introduire encore plus de confusions.
    Si on faisait le bilan de l’époque “moderne”, disons depuis 1492 comme on l’a appris à l’école, il pourrait être d’une telle noirceur que le moyen-âge paraîtrait subitement comme un âge d’or. Et cette noirceur n’est pas contestable, elle pèse très lourd en face des petites “lumières”.
    Bref.
    La réflexion du “c’était déjà comme ça avant” que tu penses fausse à cause d’une plus grande vitesse, ou d’une plus grande échelle de certains évènements actuels, n’est pas une approche qui permet de comprendre ce qui se passe.
    Tu parles d’une “transition vers l’ère Création-Communication, l’ère de la connaissance, du savoir”, mais de quel savoir? de quelle connaissance?
    Et penses-tu vraiment qu’il faut attendre tout ça pour accéder à la sagesse? C’est quoi la sagesse pour toi?
    Si comme tu dis, c’est “surfer sur le tsunami des changements”, je n’appelle pas ça une sagesse.
    C’est pas mal de savoir le faire d’un point de vue individuel, mais je n’appelle pas ça une sagesse.
    ça pourrait même être l’inverse.

    Amicalement.
    Frank

    • brunomarion 20/06/2022   Reply →

      Merci beaucoup Frank !

      En (re) lisant Sex, Ecology and Spirituality de Ken Wilber (pas encore traduit), je pensais à ton commentaire.

      “MODERNITY”: ALL THAT is solid melts into air. We are still living in its shadow, still under the sway of powerful currents unleashed three centuries ago, still trying to situate ourselves in a Kosmos profoundly shaken by the events of the Enlightenment, still wondering exactly what it all meant…

      Si cela n’est déjà fait, je pense que la lecture du livre te passionnera (et te challengera aussi peut être un peu !)

      Amitiés,

      Bruno.

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