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La curiosité n'est PAS un vilain défaut

La curiosité n’est PAS un vilain défaut

Vous avez peut-être entendu vos parents vous dire lorsque vous étiez enfant que la curiosité est un vilain défaut.  J’imagine que cette expression repose sur l’idée que la curiosité pousse une personne à se mêler des affaires des autres, à découvrir des secrets ou à fouiner là où elle ne devrait pas, ce qui peut causer du tort à elle-même ou aux autres…

Je souhaite vous montrer que la curiosité est une excellente qualité. Une qualité indispensable dans un monde de plus en plus incertain. Un monde où ce que l’on croyait vrai hier ne le sera peut-être plus demain. Un monde où les connaissances acquises hier ne permettent peut-être plus de comprendre le monde d’aujourd’hui. Un monde où il faut savoir s’émerveiller de la nouveauté, de l’inconnu. Un monde où il faut être curieux !

La curiosité est en particulier une qualité essentielle à trois choses indispensables dans un monde plus incertain :

  • L’apprentissage
  • L’innovation
  • La découverte

Alors, je voudrais vous montrer comment j’utilise la curiosité dans ma vie pour favoriser apprentissage, innovation et découverte :

  • J’expérimente
  • Je lis… des livres (pour aller au fond des choses et ne pas rester à la surface)
  • Les Curiosity Meetings

J’expérimente

Un de mes General Operating Principles (les principes selon lesquels je voudrais agir et réagir) c’est : j’apprends à apprendre, j’apprends à des-apprendre, j’apprends à ré-apprendre.

En effet dans un monde en plein changement, je souhaite être capable d’oublier de vieilles connaissances qui sont devenus obsolètes ou sans objet. Je veux aussi être capable d’agilité et pouvoir facilement adopter de nouvelles idées ou de nouveaux outils susceptibles d’améliorer ma vie ou mon travail.

Plus facile à dire qu’à faire ? En effet, cela m’impose souvent d’accepter d’expérimenter de nouvelles choses, de nouveaux outils alors qu’une partie de moi fait preuve de résistance (« ça marche bien comme ça, pourquoi changer ? »)

Par exemple, souvent quand apparaît une nouvelle technologie comme ChatGPT, j’ai une partie de moi-même, la partie futuriste qui est super excitée et veut tout essayer tout de suite (et écrire un article sur le sujet). Et j’ai une autre partie de moi-même (le « vieuxconnisant » ?) plus lent au démarrage : « encore un nouveau truc, il y en a marre… »

Alors quand je ressens cette résistance, je l’accepte. Et je décide alors consciemment de dépasser cette résistance et d’essayer le nouvel outil ou la nouvelle approche. Cela se traduit souvent par le message que je m’adresse à moi-même : « allez, ça suffit, bouge-toi le cul ! » Ou encore « arrête de faire le vieux con récalcitrant, essaie, tu verras bien ! »

Je lis des livres

Dans un monde de l’instantané où une information chasse l’autre, il est de plus en plus difficile de prendre du recul.

Lire des livres, c’est à la fois assouvir en profondeur sa curiosité et surtout susciter de la curiosité pour de nouveaux sujets. Pas une curiosité de butineur d’information qui saute d’un tweet à l’autre mais une curiosité qui a envie de comprendre les enjeux en profondeur.

Dans cet article, je partage mon “hygiène” d’information dans un monde chaotique.

Je fais des Curiosity Meetings

Un des moments où la curiosité pourrait s’avérer la plus déplacée, voire impolie, s’avère finalement un des moments où la curiosité est la plus génératrice de découvertes. C’est lors de la rencontre de nouvelles personnes.

Ce que j’appelle en bon français, les “Curiosity Meeting”.

Alors j’ai développé et j’utilise une méthode qui m’émerveille à chaque fois que je l’utilise. Même dans les cas que je croyais difficiles.

Comment transformer un diner ennuyeux en souvenirs inoubliables ?

Je suis régulièrement étonné de voir comment il est possible de transformer un déjeuner, un diner, une rencontre qui semble s’annoncer comme particulièrement ennuyeuse avec des personnes apparemment sans intérêt, en rencontres passionnantes avec des personnes dont on ne soupçonnait pas les incroyables richesses.

Comment réaliser une telle opérations, un tel miracle ? Simplement en ayant une liste de quelques questions qui vont permettre de faire basculer une conversation vers plus de « profondeur ».

Voici la liste de questions que j’utilise lors de mes Curiosity Meeting :

  • Quel est votre journée type ?
  • Qu’est-ce qui vous excite le plus dans les prochaines semaines ?
  • A quoi est-ce que tu passes la plupart de ton temps ?
  • A ton niveau, quel est ton plus gros problème ?
  • De quoi êtes-vous le plus fier aujourd’hui ?
  • Comment vous êtes-vous retrouvé à vivre dans [leur ville] ?
  • Pourquoi avez-vous décidé de faire [leur emploi] ?
  • Si aujourd’hui était ton dernier jour sur terre et que tu devais laisser un manuel, un mode d’emploi avec 3 phrases pour ta fille, ton fils, pour ta famille, qu’est-ce que tu écrirais dedans ?
  • Où est-ce que vous vous voyez dans 10 ans ?

Et ma question favorite :

  • Comment est-ce que je pourrais t’aider ?

Bien sûr, je ne pose pas toutes ces questions les unes après les autres ! C’est plus une liste dans laquelle je pioche celles qui me paraissent les plus appropriées au contexte, à la personne rencontrée… et à mon humeur.

Je vous conseille de choisir 2 ou 3 questions dans cette liste et d’essayer dès la prochaine occasion !

Curiosité = Surprise

Toute la beauté de la curiosité, c’est de susciter la surprise. Si vous n’obtenez que les réponses auxquelles vous vous attendez, vous ne faites pas preuve de beaucoup de curiosité.

Lorsque vous obtenez des réponses surprenantes, ou encore mieux qui vous dérangent, alors c’est que vous êtes vraiment curieux.

Et bien sûr le secret, ce n’est pas de poser les bonnes questions : c’est de savoir écouter attentivement les réponses !

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