La singularité en 2217 ?

La singularité pour 2217 ? La théorie néo-néo-darwinienne de José Díez Faixat

Le futur est un thème très vaste. Pour le sonder, la plupart du temps, je restreins ma focale sur un domaine ou un ensemble de tendances particulier. Ainsi je m’étais une fois penché sur l’intégration des enfants au monde du travail : alors qu’on nous a élevé dans l’idée que nos chères têtes blondes devraient rester dans une école quasi insularisée, de plus en plus d’entrepreneurs se rendent compte que les enfants peuvent apporter un point de vue « frais » sur des situations complexes, et que leur donner un avant-goût du professionnel les aide à préparer leur futur.

Pour autant tous les sujets liés au futur ne nécessitent pas que l’on restreigne le champ de vision. Parfois c’est exactement l’opposé. Ray Kurzweil voit pour notre avenir une fusion de l’humain et de la technologie, suivie d’une fusion de chacun avec autrui. Cela affecterait bien entendu tous les domaines particuliers avec lesquels nous travaillons. La théorie dite intégrale de Ken Wilber suit la même intuition sur un mode plus philosophique.

Aujourd’hui, je voudrais vous faire découvrir l’une de ces grandes théories ou méta-théories qui donnent une vision générale (et pourtant précise!) de l’avenir. Son auteur, José Díez Faixat, a commencé sa vie en étudiant l’architecture avant de se tourner vers la philosophie et vers ce qu’il appelle un non-dualisme mystique. Son livre majeur a été édité par Ervin László, l’un des principaux « théoriciens du tout » en activité. Le moins que je puisse dire est que Faixat est cultivé et qu’il voit les choses en grand. La première fois que je l’ai lu, je me suis demandé s’il était un génie ou un fou délirant. Et puis, à mesure de la lecture, je me suis rappelé l’une des devises de Nietzsche – il faut avoir un peu de chaos en soi pour faire naître une étoile dansante.

Une théorie du début et de la fin de l’histoire

Loin d’être un simple amusement pour élève de terminale, les grandes théories jouent un rôle fondamental dans notre compréhension de qui nous sommes, où nous sommes, et vers quoi nous allons. Le philosophe écossais Alasdair McIntyre affirmait en 1981 que nous vivons toujours, mentalement parlant, à l’intérieur d’au moins un narratif. Les faits particuliers ne sont pas compris tout seuls mais ne prennent sens qu’à l’intérieur d’un schéma plus général dont ils occupent une place particulière. Le tout est plus que la somme des parties. Et nous avons tous au moins un tel « tout » dans nos esprits.

Les grandes théories, méta-théories ou narratifs sont autant de réponses aux questions existentielles du qui ou du quoi. Avant la modernité, le narratif officiel suivait celui de la Genèse biblique: Dieu a créé l’univers, les animaux, l’homme, Adam et Ève sont tombés du paradis, ils ont fait leur chemin sur Terre et ainsi de suite. Avec la modernité, ce n’est pas une mais plusieurs théories rivales qui se sont bousculées pour la remplacer. Contractualisme social, libéralisme classique naturaliste, dialectique marxiste devant amener à une société sans classes, ont tous montré leurs forces et leurs limites et nous influencent encore. Selon le narratif dans lequel nous croyons, ce que nous voyons comme important au présent et possible au futur sera tout à fait différent.

En sciences, le consensus se porte sur la théorie de l’évolution. Les espèces mutent au hasard. Dans un environnement fini, elles rivalisent pour obtenir des ressources limitées. Le meilleur ou le plus adapté survit et se reproduit. L’humain vient d’une sous-espèce de singes et a évolué assez pour avoir son propre genre, homo, avant de devenir l’espèce homo sapiens sapiens. Depuis Darwin, on a ajusté la théorie de l’évolution pour y inclure les lois de Mendel, la génétique des populations, et d’autres éléments, qui ont ainsi conflué dans une « théorie synthétique » dite néodarwinienne. Comme dit le proverbe, le meilleur horloger est aveugle.

En dépit de sa cohérence et ses indéniables succès explicatifs, le paradigme néodarwinien reste, par ailleurs, assez sinistre. Darwin lui-même (dans l’Origine des espèces, fin du chap.3) avait confessé sa tristesse à l’idée de la « lutte universelle » et de la « grande destruction » allant de pair avec la sélection naturelle. Sa théorie comme la théorie dite synthétique s’inscrivent dans un paradigme que les philosophes appellent physicaliste : l’univers ne serait rien d’autre que des entités et des lois physiques, la vie comme différente de l’inanimé est une illusion ou au mieux le fruit du hasard, toutes les choses proprement humaines n’ont aucun sens, et de toute manière l’univers s’achemine vers sa mort par entropie. Cela a peut-être un lien avec le « no future », le punk, le rejet d’une civilisation jugée oppressive dans les années 1960 et 70: si la vie n’a aucun sens et qu’elle est une illusion dans un univers mort, à quoi bon?

Cependant, être scientifique ne nous force pas à rester dans une telle vision du monde. Après quelques décennies d’hégémonie, néodarwinisme et physicalisme sont désormais sous le feu de la critique.

  • Il est extrêmement improbable qu’une suite de mutations dues au hasard soit la seule cause de l’apparence d’un organe complexe. Il est encore plus improbable que cela arrive encore et encore, comme il le faudrait pour expliquer l’évidente diversité et complexité des espèces vivantes. Darwin doutait de ce que sa théorie suffise à expliquer l’apparition de l’œil. Ceci est particulièrement vrai lorsqu’on veut comprendre l’apparition d’une nouvelle espèce à partir d’un ancêtre commun déjà complexe: si vous modifiez aléatoirement un système complexe, dans la plupart des cas, vous allez lui nuire.
  • Si le hasard et la sélection étaient les seuls principes de l’évolution, on devrait trouver dans les fossiles un grand nombre d’espèces intermédiaires et d’individus malformés. Or, ce n’est pas le cas. Les spécimens malformés existent mais restent exceptionnels, et les espèces intermédiaires prédites manquent à l’appel. C’est le problème classique du chaînon manquant.
  • De même, les sols et les roches fossileux ne montrent pas de changements graduels parmi les formes de vie passées, mais des périodes de relatif équilibre suivies d’autres périodes où de nouvelles espèces apparaissent et où la distribution des animaux change du tout au tout. Comme le remarque José Faixat, « l’idée darwinienne d’un changement lent continu a laissé place à des sauts et à des changements soudains ».

En 1972, Stephen Jay Gould et N. Eldredge publient un article dans lequel ils développent l’hypothèse d’une « nature progressant par sauts et transformations ». Cette idée est au coeur de la théorie dite de l’équilibre ponctué. Ici, la spéciation s’interromp pour de longues périodes, où l’écosystème reste plutôt stable, jusqu’à ce qu’un événement imprévisible survienne et fasse advenir un brusque changement. Pour autant, il n’y aucune raison pour que ce rebattage forcé des cartes cause une augmentation à long terme de la complexité. Au contraire : l’adaptabilité, la polyvalence, n’impliquent pas nécessité de complexification, et les systèmes complexes sont fragiles. Dans le processus de complexification inhérent à l’évolution des espèces il semble que quelque chose échappe à la sélection naturelle (mutations, hasards) seule. Et c’est ici que la grande théorie de José Díez Faixat propose sa solution.

Quand nous observons la tableau global de l’évolution, nous percevons une tendance caractéristique: les êtres vivants sont passés d’une structure simple à des structures complexes, leur psyché et leur autonomie s’améliorant en parallèle… les expériences en laboratoire, la recherche quantitative confirment le caractère non-accidentel du processus. Le développement continu d’une complexité organisée dans l’univers devient de plus en plus évident. L’univers apparaît doté d’une capacité intrinsèque et sporadique à l’auto-organisation… un paradigme nouveau et fascinant émerge, celui d’un univers créatif.

Comment de la matière « morte » peut-elle s’organiser et donner lieu à de la matière organique qui elle-même devient cellule vivante? Le mystère a peut-être son explication dans une tendance intrinsèque à notre univers: celle d’aller toujours vers davantage de conscience et de complexité.

Les thèses de Faixat sont, en résumé, celles-ci:

  1. L’univers est doté d’une capacité de création d’espèces, de sous-espèces, et ainsi de suite. En créant en lui-même des contenus et des êtres nouveaux il peut s’auto-créer (autopoïèse).
  2. Les explications des phénomènes n’ont pas besoin d’être purement causales. Phénomènes, événements, peuvent être expliqués téléologiquement, c’est-à-dire en référence à une fin particulière. Par exemple, on ne peut pas expliquer le cœur par ses seuls attributs physiques : une explication satisfaisante doit prendre en compte le fait qu’il existe pour pomper du sang dans l’organisme et disparaîtrait très vite s’il échouait à satisfaire cette fin. Les fins sont mêlées à la nature, et elles ne se réduisent pas à de la pure physique.
  3. L’univers suit un rythme cyclique et régulier, qui lui aussi est inexplicable au point de vue de la physique pure, mais qu’on retrouve partout dans la nature.
  4. Ces cycles s’intègrent tous dans des séries plus vastes, elles-mêmes suivant nettement une fin identifiable.
  5. Toutes les périodes de l’histoire de l’univers s’intègrent dans ces cycles, depuis le Big Bang jusqu’à toutes les grandes transformations qui ont ponctué l’histoire humaine, et jusqu’à la fin de l’histoire.

Longtemps José Faixat « n’a eu pour seule compagnie que des centaines de livres ». En dépit de l’article de Gould et d’Eldredge, et d’un mécontentement grandissant vis-à-vis du néodarwinisme, Faixat se sentait plus en accord avec Teilhard de Chardin ou d’autres penseurs qu’avec son propre temps. Plus tard, cependant, les regards se sont faits plus sympathiques. Ervin László et Ken Wilber, pour ne citer qu’eux, ont développé leurs propres grandes théories et contribué à améliorer nombre de domaines. De même, le biologiste et spécialiste des systèmes complex Stuart Kaufman a élaboré une théorie de la vie en accord avec au moins les deux premières thèses de Faixat – théorie reçue avec un fort succès critique.

Avons-nous affaire à une mode sans lendemain ou à un réel changement de paradigme? Après tout, la théorie newtonienne de l’attraction universelle a rencontré une forte opposition en son temps : on lui reprochait de promouvoir une « qualité occulte ». Nous ne pouvons en effet pas expliquer la gravitation, seulement la constater et la quantifier. Dire de l’univers qu’il a une capacité autopoïétique peut sembler étrange, mais peut-être n’est-ce pas différent de la gravitation, seulement un peu plus subtil.

La musique des cycles

Faixat est parti d’une intuition issue à la fois de la physique quantique et de sa propre expérience de musicien. Des physiciens s’attendant à voir la matière émettre un flux continu d’énergie ont eu la surprise d’y trouver un flux irrégulier, discontinu, mais correspondant à un schéma reconnaissable : c’est ainsi qu’est née la physique dite quantique. On y a expliqué ces irrégularités et on y a vu une analogie avec les harmonies musicales.

Les musiciens connaissent, au moins dans la pratique, ce qu’on appelle les ondes stationnaires. Une corde, un tuyau, un triangle produisent un son fondamental et uniforme qui peut être divisé en même temps que l’instrument joué. (Voir figures ci-dessous)

Selon José Faixat, les harmonies musicales et physiques sont à la base d’une analogie à partir de laquelle tout l’univers peut être compris. « Les évolutions soudaines de l’histoire répondent précisément à un rythme d’ondes stationnaires subdivisées ». L’émergence de la vie, puis de l’humain, puis de la modernité, loin de n’être que le fruit d’une série d’accidents, exprimeraient toutes la même tendance. Et toutes appartiendrait à la même histoire en perpétuelle accélération

Les pythagoriciens voyaient dans les nombres le principe immuable du monde, l’essence même de la réalité. Quand ils ont découvert que les proportions entre les harmonies musicales pouvaient toutes s’exprimer sous une forme simple, chiffrée, ils en ont conclu que le cosmos même était un système harmonieux et numérique : toutes les réalités étaient susceptibles de se comprendre comme des relations entre des nombres… la musique ne serait alors rien d’autre que l’expression des relations intimes du cosmos. Ils disaient même que toute manifestation matérielle était le résultat d’un concert de vibrations universelles.

L’univers « vibrerait » et créérait toujours plus rapidement. Le temps serait semblable à une corde de guitare, qui vibre d’un bout à l’autre, mais dont la vibration produirait, au tiers et approximativement aux deux tiers, un pic ou un changement, suivant le nombre d’or (0.618) adoré des pythagoriciens. Tous les cycles historiques seraient mêlés, chacun serait plus court que le précédent mais proportionnel à celui-ci, et si des bouleversements et des nouveautés radicales apparaissent, cela n’empêcherait pas l’univers d’être au fond une unité absolue.

Le graphique et la table suivantes montrent toute l’histoire, depuis le Big Bang jusqu’à la fin présumée de l’histoire:

La vie serait apparue il y a 4.413 millions d’années avec la matière organique. Si on divise en trois cette durée, on remarque que chacun de ses tiers correspond à un événement crucial: d’abord, l’apparition des cellules procaryotes ou sans noyau il y a 2.940 millions d’années, puis des cellules eucaryotes ou à noyau il y a 1.470 millions d’années. Le premier événement est un changement majeur, le second un saut complet duquel suit la différentiation du végétal et de l’animal.

Ce cycle correspond aux deux tiers ou peut-être plus exactement à 61.8% de l’histoire totale. Ce n’est pourtant que le premier de 21 cycles. Le deuxième, qui commence là où s’arrête le premier, a son premier tiers il y a 961 millions d’années, soit le moment où les premiers organismes multicellulaires sont apparus, et son deuxième tiers il y a 490 millions d’années, date de l’émergence des premiers vertébrés (poissons). Les dates, qui font aujourd’hui consensus, correspondraient exactement aux proportions des tiers ou du nombre d’or.

La première série, qui comme les deux suivantes contient sept cycles, donnerait à chaque fin de cycle une précision dans la spéciation qui conduit à l’être humain (règne animal, embranchement des chordés, sous-embr. des vertébrés, etc.). La fin du septième cycle correspondrait à l’émergence de l’homo habilis et avec lui de notre genre biologique, l’homo.

La division du temps en cycles toujours plus petits, se signalant par des changements importants ou des bouleversements cruciaux, passerait de l’histoire de la vie en général à celle de l’homme en particulier. La deuxième série a besoin de cinq cycles pour faire apparaître l’homo sapiens sapiens, sur une échelle de temps considérable au regard de l’histoire contemporaine mais très brève comparée à l’histoire de la vie, puis de deux cycles seulement pour passer du néolithique (6.100 avant Jésus-Christ) à la philosophie scolastique du Moyen-Âge (environ 1.300 de notre ère). Tout événement vraiment important s’inscrirait donc dans ces correspondances et proportions.

Les tribus nomades de chasseurs-cueilleurs, domestiquant plantes et animaux, se transforment en sociétés sédentaires agraires et pastorales ; celles-ci découvrent l’irrigation et la rotation des cultures et deviennent purement agricoles ; les sociétés agricoles développent l’artisanat, les premières manufactures, et deviennent des sociétés industrielles ; les sociétés industrielles, sous l’impact des technologies de la communication et des flux d’informations, deviennent des sociétés post-industrielles.

En suivant jusqu’au bout cette histoire en perpétuelle accélération, on pourrait prévoir le point oméga ou peut-être une version complète de la singularité pour 2217. De notre époque à celle-là se dérouleraient des crises et des changement accélérés, qui seront à la fois des améliorations et des moments de déséquilibre.

Outre Teilhard de Chardin, dont les livres restent non seulement lus mais réédités, la pensée de Faixat ressemble à la philosophie de l’esprit de Hegel. Ce philosophe allemand voyait le monde comme contenant un Esprit, une sorte de divinité immanente parvenant à s’exprimer dialectiquement et de plus en plus universellement au cours de l’histoire. Certains disent que Marx n’était qu’un hégélien hétérodoxe… Hegel concevait l’histoire selon une rythmique de cycles ternaires, que l’on retrouvait partout et dans tous les domaines. Il était aussi tout à fait conscient du double aspect, créateur et destructeur, des changements cycliques. Sa vision, dotée d’un surplomb impressionnant, embrassait tout l’univers, jusqu’à l’émergence de l’État-nation moderne et de la « communauté éthique » (Sittlichkeit). Chez Faixat, c’est l’univers même qui est l’Esprit hégélien. Et la bonne nouvelle est que nous en faisons tous partie.

José Faixat opère aussi une correspondance entre le déroulement septénaire de ses séries de cycles et les chakras hindous. Ces points d’énergie étaient connus dans l’Égypte antique, en Chine, et peut-être dans l’Europe pré-chrétienne. Chacun d’eux est placé sous le signe d’un élément, d’une préoccupation particulière, et cet aspect se reflèterait dans chaque nouvelle série: ainsi, le premier cycle de chaque série – qu’il soit celui menant de l’homo habilis à l’homo erectus ou, bien plus tard, de la scolastique au positivisme moderne – serait focalisé sur la matière, le troisième sur le désir de pouvoir ou de réalisation, et ainsi de suite. La correspondance entre chakras humains et cycles historiques bien plus vastes serait celle du microcosme au macrocosme.

Vers la singularité

Érudite, ébouriffante, la théorie néo-néo-darwinienne de José Díez Faixat est d’une valeur difficile à circonscrire. En effet, beaucoup des correspondances dans lesquelles nous sommes censés retrouver la proportion tiers/deux tiers/nombre d’or sont basées sur des datations hypothétiques déjà révisées plusieurs fois. Beaucoup apparaissent moins claires que Faixat ne veut le croire. Quant aux correspondances avec les chakras, je dois dire que certaines me paraissent assez vagues et l’on peut craindre qu’un biais de confirmation soit à l’œuvre.

Cependant, cette grande théorie méta-scientifique se prête tout à fait à des affinements, à des évolutions ultérieures, comme du reste les théories du même type qui l’ont précédé. Elle a aussi l’immense avantage d’intégrer des idées souvent ignorées par des intellectuels « officiels » qui, sans les ignorer, ne savent jamais trop où les ranger. La science moderne s’est construite par le rejet systématique d’un surnaturel vu comme une superstition ou un abri pour des faux mystères. Aujourd’hui, le surnaturel revient : sous certaines conditions, un niveau d’être ou d’observation émerge d’un autre, avec toute une série de nouvelles règles, de nouvelles propriétés ou entités… et il ne peut pas être déduit ou expliqué par les seuls niveaux inférieurs. À échelle moléculaire, les liquides n’existent pas, et pourtant avec la molécule H2O le liquide « émerge » au niveau plus macro. En d’autres termes, la science même indique des sauts mystérieux au cœur de l’univers. Et où la science moderne semble rencontrer sa limite, l’herméneutique, l’art de l’interprétation, peut enquêter.

Une théorie érudite étant nécessairement riche en faits – et que les mystères de l’histoire, de la nature, de l’émergence ou de la singularité vous intriguent, penchez-vous donc sur les thèses de Faixat. Qu’elles vibrent ou non avec vous, elles vous captiveront très certainement.

Comme le dit mon ami Philippe Joannis, Co-fondateur du Center for Integral Wisdom : « Faixat est  très inspiré, mais plus  spéculatif  que scientifique au sens propre. (la « precision extrême» à laquelle il fait allusion régulièrement .. ne me semble pas totalement établie – il l tord un peu les dates  pour que tout soit bien cohérent. Sur la partie de sa théorie qui concerne la séquence harmonique dans l’être humain je trouve cela peu rigoureux en terme de sources et de faits – il annonce des âges clefs sans rien de très solide pour les valider. Et dans le même temps,  par son intuition et son travail, son génie personnel,  il met le doigt sur une structure réelle d’harmoniques qui se répète … et intègre sans aucun contre-sens (de mon point de vue) tout ce qu’il a lu … donc je trouve cela inspirant et très « intégral » dans l’esprit ».

Pour en savoir plus sur l’histoire, le futur et l’univers selon José Díez Faixat, vous pouvez consulter la dernière version de son article « Au-delà de Darwin : le rythme caché de l’évolution » (en anglais) ou sa page sur No-dualidad (en espagnol).

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